
Le Yi Jing baigne dans la complexité
L’objet d’étude privilégié de la théorie du chaos est la complexité. Rien à voir avec un phénomène qualifié de compliqué.
Un système compliqué peut se démonter (comme le moteur d’une voiture).
Le mot « complexe » désigne une unicité de nature et le fait que tout est relié selon des niveaux hiérarchiques. La complexité ne peut être décomposée. Comme la vision chinoise des choses, elle est globale. Cela concerne aussi bien les perturbations atmosphériques que celles de notre vie. Tout est relié à tout, exactement comme l’explique la mécanique quantique. (C’est par exemple le paradoxe EPR (Einstein, Podolsky et Rosen), qui prouve que les particules de la matière restent en contact et réagissent aux stimuli des autres, même séparées de plusieurs kilomètres). Tout semble lié à tout.
C’est le cas des hexagrammes qui sont connectés entre eux, et dont chaque partie fait partie du tout, ne pouvant exister indépendamment. Tout comme le Yin ne peut s’imaginer sans le Yang.
Le physicien Pauli (prix Nobel de physique en 1945), ami de Jung, travailla sur le sujet de la complexité et de ses « attracteurs étranges » (je ne vais pas faire un cours…). Bref, il étaya le concept de synchronicité de Jung, synchronicité qui serait à l’origine du fonctionnement du Yi Jing : la sphère psychique coïncide avec la sphère physique. Ainsi, l’esprit et la matière, le temps et l’espace ne sont pas séparés.
La personne qui expérimente une synchronicité (un événement dont on ne saisit pas la cause, qui paraît être une coïncidence, mais qui fait tout de suite sens dans l’esprit de la personne, provoquant une émotion) entrerait dans la dimension de l’ « Unus mundus ».
Les réponses « acausales » du Yi Jing seraient bien de cet ordre. Les chinois de l’Antiquité l’avaient déjà expérimenté avec les craquelures apparaissant sur les carapaces de tortues, à l’origine du Yi Jing
Et pour illustrer cet article , mon commentaire provient d’un passage du Livre : « Le Tao de Pooh » de Benjamin Hoff. Voici l’exemple décrits par Tchouang-tseu et qui accompagne la pensée de Dominique et du terme de Car Gustav Jung « Unus Mundus », mots apparus pour la première fois avec Gérard Dorn, un étudiant de Paracelse au XVIe siècle.
« A la gorge de Liu, la grande cascade plonge dune hauteur de plusieurs centaines de pieds et son écume est visible à des kilomètres. Dance cette eau tourbillonnante, aucune créature vivante ne peut s’ébattre.
Or un jour Confucius se tenait à quelque distance de la chute d’eau, quand il vit un vieil homme qui nageait dans les remous. Le prenant pour un désespéré, il appela ses disciples et leur ordonna de suivre la berge pour l’aider. Mais le temps d’atteindre un endroit plus accessible, ils virent le vieil homme sortir de l’eau par ses propres moyens…/… s’éloigner comme s’il se promenait.
Confucius s’étant empressé de le rejoindre lui dit :
” Vous devriez être un esprit pour pouvoir survivre à cela, mais je vois que vous êtes un homme.
Quel est votre pouvoir secret pour nager ainsi ? ”
[réponse laconique et déconcertante pour Confucius]
« …/…Maintenant c’est comme mon destin. Je descends avec les tourbillons et remonte avec les remous. J’obéis au mouvement de l’eau et oublie ma propre volonté. »
Merci
Calculer le yi jing
Et ma question du moment
Magnifique Attelage !
Merci, du partage !
Quand je calcule le yi jing
Je me connecte à cet attelage
Un moment dans l’instant !
Merci Dominique pour ton excellent article.
Nous sommes relies dans un tout que nous ne pouvons pas toujours expliquer.
Ainsi, un jour, me trouvant dans la difficulte , dans un endroit ou il n y avait pas àme qui vive, j ai prie pour avoir de l aide. Et la , j ai vu arriver un 4X4 qui m a secouru. je ne saurai jamais comment il est arrive la.
comme tu le dis, la sphere physique a coincide avec la sphere psychique.Et cela peut arriver avec le livre du Yi King, avec les reves et aussi dans la vie quotidienne de chacun d entre nous.Jl